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aikenti

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MessageSujet: histoir mobile   Mer 10 Oct - 15:07

desolé c lont
Venu d'Amérique du Nord, Internet, le réseau des réseaux, connaît en Europe, depuis le milieu des années 1990, une forte croissance. Il bouleverse non seulement les comportements mais aussi les modèles économiques. Depuis la fin des années 1990, c'est le marché de la téléphonie mobile qui s'envole à son tour de façon encore plus fulgurante : vers la fin de l'année 2000, plus d'un Européen sur deux était équipé (la Norvège détenant le record avec sept personnes sur dix).

Internet mobile, issu de la convergence de ces deux marchés, n'a attendu que la mise au point de technologies stables pour être l'une des vedettes médiatiques de l'année 2000. Parmi elles, le WAP (wireless application protocol) est celle qui a obtenu le plus de soutien dans le monde, aussi bien chez les opérateurs que chez les constructeurs. Il apparaît, pour Internet mobile, comme un élément clé - qui prend sa place entre les services proposés à l'utilisateur et les réseaux mobiles exploités par les opérateurs (sans oublier les terminaux mobiles) -, même si les premiers mois de sa généralisation n'ont pas été à la hauteur des annonces médiatiques. La jeunesse des terminaux WAP, d'une part, et le faible nombre de contenus adaptés, d'autre part, peuvent expliquer en partie ce démarrage plutôt lent.

1. Qu'est-ce qu'Internet mobile ?
Définir Internet mobile littéralement comme un accès à Internet par l'intermédiaire d'un terminal mobile est sans doute réducteur. La voie radio constitue un moyen d'accès qui offre, et offrira toujours, un débit inférieur à celui de l'accès filaire, ce qui ne permet pas l'exploitation d'Internet dans des conditions identiques. De plus, du fait de la taille réduite de certains équipements (téléphones mobiles par exemple), l'information demande à être réécrite pour pouvoir être lue correctement (sites version WAP). Les informations recherchées à partir de tels équipements ne sont d'ailleurs pas de même nature que celles qui sont effectuées à partir d'un poste fixe et sont souvent liées à l'environnement même de l'utilisateur. Toutes ces considérations font qu'Internet mobile se définit aussi comme un bouquet de services pratiques pour l'utilisateur en déplacement, adaptés à un équipement plus compact et à des usages différents, et développés sur une technologie de type Internet.

2. Les différents équipements
Pour accéder à Internet mobile, l'utilisateur dispose de différentes possibilités :

- Il peut se servir de son ordinateur portable relié, par un câble ou par infrarouge, à son téléphone mobile. Il a dû préalablement souscrire une option « transfert de données » auprès de son opérateur mobile et se sert de son abonnement Internet fixe. Certaines sociétés commercialisent des « modems GSM », cartes que l'on glisse sur le côté de l'ordinateur portable. Celles-ci, intégrant la puce radio et l'antenne, remplacent le téléphone mobile. L'utilisateur peut ainsi accéder aux mêmes informations qu'à partir de son poste fixe et à d'autres, particulièrement intéressantes dans sa situation (consultation de stocks par un commercial...). Dans ce cas, Internet mobile est très proche d'Internet.

- Il peut utiliser un assistant personnel (PDA pour personal digital assistant) qui est combiné, comme pour l'ordinateur portable, à un téléphone mobile ou qui intègre la partie radio, directement ou avec une extension. Le poids de ces appareils varie actuellement entre 180 et 250 grammes. L'utilisateur, en déplacement, peut consulter, via son fournisseur d'accès à Internet, les sites adaptés à un tel équipement. Quand il arrive à son travail, il synchronise son assistant personnel, c'est-à-dire que les notes qu'il a saisies à l'extérieur seront sauvées sur son ordinateur et les rendez-vous pris par sa secrétaire seront copiés sur l'assistant personnel.

- Il peut avoir recours uniquement à son téléphone mobile qui regroupe alors les fonctions du téléphone, du modem et de l'ordinateur. En deux ou trois manipulations dans le menu, il se connecte à un portail adapté et peut consulter certaines informations (météo, Bourse, actualités, horoscope...), lire son courrier électronique, mettre à jour son agenda ou acheter des livres, des disques...

Pour opter pour un matériel donné, l'utilisateur doit donc faire un choix entre la richesse de contenus et l'encombrement, en fonction de ses besoins.
3. Le WAP

Le WAP est un ensemble de protocoles normalisés qui permet d'accéder à Internet, ou tout au moins à un ensemble de services, à partir de certains terminaux mobiles (téléphone et certains assistants personnels). Alors que l'ordinateur est équipé d'un navigateur Web, ces équipements contiennent un micro-navigateur WAP. Ils sont aussi munis d'une roulette ou de touches de menu permettant de se déplacer sur l'écran et de faire s'afficher d'autres pages.

[color=darkorange]Le WAP est optimisé pour l'ergonomie et la taille de l'écran des terminaux ; il est adapté aux débits et est indépendant du type de réseau de communication utilisé. En Europe, il est développé sur le système GSM (Global System for Mobile Communication) ; aux États-Unis, il fonctionne sur différents systèmes américains.

Aujourd'hui, l'information accessible à partir d'un téléphone mobile consiste en quelques lignes de texte et des images de taille réduite, en noir et blanc. Mais, au fur et à mesure de l'amélioration des caractéristiques des terminaux (écrans plus grands, tactiles...) et de nouvelles techniques augmentant les débits, cette information va s'enrichir avec possibilité d'images en couleurs ou animées...
Genèse du WAP


En 1997, une start-up américaine a été créée pour mettre au point un langage permettant de faire de l'Internet à partir d'un terminal mobile : le HDML (handhelp device markup language). En 1998, plusieurs constructeurs européens et américains, rapidement suivis par des opérateurs européens, se sont associés au sein du WAP Forum pour élaborer les spécifications des protocoles WAP de manière à ce que les terminaux, les passerelles et les contenus soient compatibles entre eux. La première version de la norme WAP a vu le jour en avril 1999 et a été intégrée quelques mois plus tard dans les téléphones mobiles. Cette norme est sans cesse améliorée.
Fonctionnement du WAP

Sensiblement équivalent à celui du Web dont il est issu, le fonctionnement schématique du WAP consiste à échanger des informations entre un terminal mobile et un serveur de contenus (serveur Web), sous forme de requêtes et de réponses. Il est fondé sur un système à trois composants :

- Un serveur Web reçoit et envoie des pages codées par un langage spécifique, le WML (wireless markup language) en utilisant les protocoles de transmission Internet (HTTP, hypertext transfert protocol). Ce langage, qui est pour le WAP ce qu'est HTML (hypertext markup language) pour Internet, dérive du codage XML (extensible markup language) - lui-même dérivé de HTML - qui a été allégé et adapté pour des terminaux WAP.


- Une passerelle WAP assure l'interface entre le monde Web et le monde mobile. Dans un sens, c'est-à-dire pour la requête, elle décompresse l'information reçue et la convertit dans les protocoles de transmission HTTP ; dans l'autre, c'est-à-dire pour la réponse, elle compresse l'information et la convertit dans les protocoles de transmission WTP (wireless transaction protocol), protocoles du WAP.

- Un micro-navigateur WAP qui, intégré au téléphone mobile, permet la genèse des requêtes et l'affichage des pages en fonction des caractéristiques de l'écran.

La norme WAP s'appuie sur ce qu'on appelle des piles de protocoles qui sont assez largement inspirées de celles d'Internet. Les différentes couches de la pile WAP trouvent leur équivalent dans Internet et réalisent des fonctions similaires.
Alternatives au WAP

Le Wap n'est pas la seule technique permettant d'accéder à Internet à partir d'un téléphone mobile. Il en existe trois autres principales qui ne sont ni normalisées, ni compatibles entre elles ou avec le WAP :

- Le HDML, l'ancêtre du WAP, est utilisé aux États-Unis par différents opérateurs. Dans la mesure où les normes américaines de mobiles ne sont pas forcément compatibles entre elles, HDML a su se creuser une place même si l'interopérabilité n'est pas pleinement assurée.

- Le « i-mode », développé par l'opérateur japonais N.T.T., connaît depuis 1999 un succès remarquable en Asie. Ce protocole est fondé sur un langage issu de HTML auquel on a enlevé les fonctionnalités les plus compliquées et ajouté quelques fonctions particulières qui rendent cette technique incompatible avec les autres. Comme le WAP, il nécessite des terminaux compatibles i-mode et des pages écrites pour être affichées par un terminal mobile.

- Enfin, une version allégée de HTML commence à être commercialisée pour certains terminaux européens.
4. Les réseaux support

Il existe plusieurs technologies pour transmettre les informations : on les nomme « réseaux support ». Pour accéder à Internet par voie filaire, on peut utiliser sa ligne téléphonique, un abonnement Numéris ou le câble. Pour la voie radio, les constructeurs proposent aujourd'hui en Europe des téléphones WAP sur GSM et, à partir de 2001, des téléphones WAP sur GPRS.

À la différence de ce qui se passe en Asie et en Amérique, la téléphonie mobile en Europe s'appuie sur une norme commune : le GSM. Celle-ci permet d'offrir les mêmes services avec le même téléphone partout en Europe (c'est l'itinérance ou roaming) et d'avoir un plus grand choix d'appareils du fait de la taille du marché.
Le mode circuit GSM

Quand l'utilisateur veut se connecter au WAP à partir de son téléphone GSM, celui-ci établit une communication de données vers un équipement spécialisé du réseau. À ce moment-là, un circuit lui est exclusivement réservé, aussi bien sur la partie radio (on parle de circuit même s'il n'est pas tangible) que sur le réseau. L'équipement spécialisé vérifie dans un premier temps que l'utilisateur possède les droits nécessaires à la connexion demandée (il faut avoir souscrit au préalable un abonnement ou une option) et établit ensuite la relation avec la passerelle WAP.

Si la norme GSM est capable de véhiculer des données, elle le fait de manière peu adaptée. D'une part, le débit utile est limité à la taille du circuit GSM, c'est-à-dire à environ 9,6 kilobits par seconde (Kb/s), ce qui est très faible par rapport à l'accès téléphonique qui atteint des débits utiles de l'ordre de 30 à 40 Kb/s. D'autre part, les ressources radio ne sont pas utilisées de façon optimale. En effet, Internet fonctionnant sur le mode question/réponse, le terminal, le plus souvent, soit reçoit une réponse du serveur Web (le circuit entre le terminal et le réseau est alors inutilisé), soit attend que celui-ci donne sa réponse ou que l'utilisateur agisse (le circuit est alors inutilisé dans les deux sens).
Une évolution du GSM : le GPRS

Pour pallier cette inadaptation du mode circuit, les constructeurs et les opérateurs européens ont fait évoluer le GSM pour introduire la transmission de données en mode paquets (les données sont découpées en multiples paquets qui sont transmis indépendamment). Cette nouvelle norme a été appelée GPRS (general packet radio service). Ses concepteurs ont cherché non seulement à augmenter le débit et à mieux utiliser les ressources mais aussi à réduire au strict minimum les impacts sur le matériel existant.

Deux solutions ont été adoptées pour augmenter le débit :

- L'utilisation simultanée de huit circuits pour la voie radio.

- La mise au point de codages plus performants qui portent le débit utile par circuit à 15,5 Kb/s. Plus complexes, ces codages sont toutefois moins résistants aux erreurs.

Avec ces améliorations, le débit utile théorique serait un peu supérieur à 140 Kb/s. En pratique, les premiers terminaux GPRS ne seront capables d'utiliser que trois ou quatre circuits simultanément dans le sens descendant (du réseau vers le terminal) et un ou deux dans le sens montant (du terminal vers le réseau), et sans les codages performants. Le débit utile sera donc l'ordre de 30 à 40 Kb/s au maximum.

Le fait d'avoir opté pour le mode paquets, qui permet le partage des ressources grâce à l'établissement de micro-connexions sur les circuits disponibles uniquement lors de l'échange des paquets, aura une répercussion sur le prix de la communication : le client paie seulement ce qu'il utilise réellement.
5. Avenir d'Internet mobile

Les services WAP

Avec les améliorations des terminaux mobiles et le déploiement de la norme GPRS, les utilisateurs auront accès à Internet mobile plus rapidement et à un prix plus attractif.

Des services intéressants vont commencer à se généraliser, notamment ceux qui concernent la communication entre personnes ou groupe de personnes (« chat », forums...), les loisirs (jeux, musique, livres électroniques, espaces photos...), les informations (actualités, finance, météo, trafic, guidage...), la gestion de la vie (courrier électronique, agenda, répertoires, pages personnelles...) ou le commerce électronique (achats, enchères...).

Ces services, en apparence guère différents des services Internet, exploiteront les spécificités du téléphone mobile. Trois caractéristiques distinguent en effet ce terminal :

- c'est un objet individuel, ce qui permet d'envoyer de l'information personnalisée à l'utilisateur, si celui-ci le désire ;

- il est le plus souvent allumé, ce qui facilite l'information en temps réel même si l'utilisateur la traite plus tard ;

- il peut être, avec l'accord de son propriétaire, localisé, ce qui permet l'envoi d'informations différentes en fonction du lieu où l'utilisateur se trouve.

Ainsi, par exemple, un service d'alerte aux usagers de transports en commun pourrait utiliser ces caractéristiques. Les utilisateurs inscrits, passant à proximité d'une station, pourront être avertis en temps réel d'un éventuel incident affectant cette ligne. Ceux-ci pourront soit ignorer cette information, soit se connecter sur ce service pour en savoir plus.
Vers la troisième génération de terminaux mobiles

Pendant qu'ils ont mis au point le WAP et le GPRS, les opérateurs se sont parallèlement engagés pour l'avenir en payant des licences pour l'utilisation de mobiles fonctionnant avec la norme UMTS (universal mobile telecommunications system). Celle-ci, entrant en vigueur dès 2001 au Japon, est fondée sur la transmission de données par mode paquets à haut débit (plusieurs centaines de kilobits par seconde), ce qui rend possible l'image animée sur des téléphones mobiles.

UMTS ne constitue pas une rupture dans les services tels qu'ils sont développés aujourd'hui, mais la nouvelle norme apporte un confort d'utilisation sans commune mesure. Ainsi, par exemple, en plus de voir la liste des films et des cinémas, on peut visionner la bande annonce des films ; on cherche le cinéma le plus proche du bar où l'on se trouve et l'on réserve ses places avec sa carte bancaire, tout cela avec son téléphone mobile.


Dernière édition par le Mer 10 Oct - 15:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: histoir mobile   Mer 10 Oct - 15:10

mobile (m.botor)
Lorsqu'il publie Mobile en 1962 chez Gallimard, dans une collection blanche redimensionnée pour l'occasion dans un grand format presque carré, Michel Butor (né en 1926) est pour ainsi dire un auteur à succès. En dépit ou peut-être en raison des polémiques qu'il a suscitées, le « nouveau roman » a fini par rencontrer un public. L'institution littéraire elle-même l'a consacré : L'Emploi du temps a reçu le prix Fénéon en 1956, et La Modification, le Renaudot en 1957. Or, avec Mobile, Butor choisit de fuir la voie toute tracée dans laquelle cette reconnaissance aurait pu l'engager. Non que l'ouvrage rompe aussi radicalement qu'on a pu le dire alors avec les romans qui l'ont précédé. Mais le renouvellement des formes littéraires voire éditoriales, la remise en cause des habitudes de lecture, le traitement administré au discours et, au-delà, à la syntaxe elle-même déconcerteront au point de faire taire les critiques, laissant place à un silence circonspect suivi d'une relégation dans le ghetto de « l'écriture de laboratoire » dont, quelque soixante livres plus tard, Butor n'est pas encore sorti.
1. Une machine textuelle

Sur la genèse et le « mode d'emploi » de Mobile, Michel Butor s'est longuement et à maintes reprises expliqué. Le livre, sous-titré Essai pour une représentation des États-Unis, est né d'un séjour de plusieurs mois dans ce pays. De retour en France, Butor, désireux de rendre compte de cette expérience et jugeant inappropriée la forme conventionnelle du « récit de voyage », va s'efforcer de saisir l'espace américain par une approche radicalement différente. S'inspirant à la fois du survol en avion, du faisceau qui balaie l'écran de télévision, et de la technique du dripping qui caractérise l'œuvre du peintre américain Jackson Pollock, à qui le livre est dédié, Butor met au point un savant et complexe protocole d'écriture : Mobile « est organisé autour d'un certain nombre de cellules, des cellules dont l'écorce, en quelque sorte, est écrite en caractères romains, plus noirs, et dont le centre, le noyau, est en italiques. [...] Chacune de ces cellules est liée au nom d'une ville ou d'un village à l'intérieur d'un des cinquante États ». À partir de cette matrice, l'auteur dispose, comme sur un tableau quadrillé ou une partition symphonique, des listes de noms et d'objets récurrents (« J'ai cherché quels étaient les noms qui se retrouvaient d'un État à l'autre, selon cet ordre alphabétique »), des citations mêlées à des notations personnelles, tout en faisant varier les caractères typographiques, les marges et les espacements. Un mode de lecture totalement nouveau s'instaure, horizontal bien sûr, selon l'axe traditionnel en Occident, mais aussi vertical et diagonal, et de surcroît sans cesse interrompu, brisé, fragmenté. Nous sommes ici au plus près du « livre total » voulu par le Mallarmé d'Un coup de dés jamais n'abolira le hasard : livre « mobile » (comme le nom de la ville d'Alabama qui ouvre le texte, mais aussi comme un mobile de Calder en perpétuel mouvement), livre à entendre autant qu'à lire, à parcourir comme on arpente un territoire, jouant jusqu'à épuisement de la simultanéité des visions, de la superposition des impressions, du flux ininterrompu des sensations.

« MILFORD, Clermont.

- Diamond T,

- Divco,

- Dodge,
Tecumseh, chef des indiens Pawnees, tribu du groupe Algonquin, qui avait réussi à former une coalition contre les États-Unis :
„Le Grand Esprit a donné cette grande île aux Peaux-Rouges ; le Grand Esprit a installé les Blancs au-delà de l'océan. Aujourd'hui, ceux-ci, non contents de leurs propres terres, sont venus chez nous et nous ont chassés des régions côtières jusqu'aux Grands Lacs ; mais d'ici nous ne reculerons plus...“ 1810. Tecumseh mourut au combat en 1813.

- Ford

- GMC

- Cummins

plus détails sur les engins à essence ou diesels utilisés dans les travaux de terrassement : grues, excavatrices, etc.

La rivière Vermillon qui se jette dans le lac Érié.

Le ciel se dégage.

MILFORD, sur le Delaware, frontière du

New Jersey.

Les ombres s'allongent. »
2. Du lisible au scriptible

Quelques mois après sa parution, Roland Barthes écrivait sur Mobile un article qui commençait par ces mots : « Derrière tout refus de la critique régulière à l'égard d'un livre, il faut chercher ce qui a été blessé. » Les blessures, de fait, sont ici multiples. Inclassable, récusant toute appartenance générique, le livre ressortit simultanément à la poésie, au récit de voyage, à l'autobiographie, au dictionnaire, au catalogue, au guide touristique, à l'ouvrage critique, au livre d'histoire, etc. Plus grave : enfreignant un tabou ancien que seule la poésie avait osé transgresser, Butor traite le support littéraire (la page, le volume) non comme un espace neutre et discrètement accueillant, mais comme un matériau à part entière, propre à tisser avec le texte toutes sortes de relations fécondes. Plus sérieusement encore : c'est la conception même de l'œuvre comme création originale qui se trouve mise à mal, le texte se réduisant, pour l'essentiel, à un montage de listes, d'extraits de catalogues et de citations, distribués selon une architecture extrêmement précise et rigoureuse, laquelle suppose l'installation d'un dispositif initial capable de produire du texte, selon une logique d'expansion quasi machinique (« J'ai procédé un peu comme une calculatrice électronique »). Enfin, à l'exigence classique d'unité et de continuité se substitue le principe de la fragmentation systématique - du flux narratif, de la cohérence syntaxique, de l'uniformité typographique -, l'œil et l'esprit du lecteur se trouvant du même coup contraints à un perpétuel déplacement. Dès lors, ce n'est plus à une œuvre close et achevée que nous avons affaire, mais à un work in progress réclamant moins une lecture, en somme, qu'une écriture. Et c'est là peut-être que réside le véritable coup de force de Butor : dans l'obligation faite au lecteur de construire lui-même son propre parcours (du livre comme du territoire), bref, de se faire, à son tour, écrivain. Cette expérience polyphonique se poursuivra, notamment, avec Ou (1971) et Boomerang (1978).


Suggestions de lecture
- La Modification - Michel Butor (1957) ,
- Si par une nuit d'hiver un voyageur - Italo Calvino (1979) ,
- La Vie mode d'emploi - Georges Perec (1978)
Guy BELZANE


M. BUTOR, Mobile. Essai pour une représentation des États-Unis, Gallimard, Paris, 1962 ; rééd. coll. L'Imaginaire, no 268.
Études
F. AUBRAL, Michel Butor, Seghers, Paris, 1973
G. CHARBONNIER, Entretiens avec Michel Butor, Gallimard, Paris, 1967
J. ROUDAUT, Michel Butor, ou le Livre futur, ibid., 1964.

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MessageSujet: Re: histoir mobile   Mer 10 Oct - 15:13

GSM et telephon mobile
La Conférence européenne des postes et télécommunications (C.E.P.T.) - qui regroupe les opérateurs européens des réseaux de télécommunication - crée, en 1982, un groupe de travail, le Groupe spécial mobile, chargé de réfléchir sur un nouveau système de radiotéléphonie cellulaire commun à tous les pays et capable de satisfaire une demande dont on pressent la forte croissance.

Cette initiative débouche, en janvier 1992, sur la mise en service commercial, en Finlande, du premier réseau de téléphonie mobile de deuxième génération (c'est-à-dire entièrement numérique, alors que la première génération, développée dans les années 1940, était analogique). À la fin de la même année, treize réseaux de ce type fonctionnent dans sept pays européens.

Le nouveau système, baptisé GSM (d'après les initiales du groupe de travail, anglicisé ensuite en Global System for Mobile Communications), rencontre très rapidement les faveurs du public. Il est adopté par de très nombreux pays et son succès est tel que, dix ans après les premières mises en service, le nombre d'utilisateurs dépasse les 400 millions. En France, en 2002, la téléphonie mobile dépasse la téléphonie fixe en nombre d'abonnés, une personne sur deux possédant un téléphone GSM.

L'arrivée de nouveaux réseaux dits de troisième génération (UMTS - Universal Mobile Telecommunications System) permettra de relancer la demande pour la téléphonie mobile (qui a nettement faibli au début du XXIe siècle) en offrant l'accès à de nouveaux services pouvant combiner à volonté l'audio, les données et les images fixes ou animées.


René WALLSTEIN

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MessageSujet: Re: histoir mobile   Mer 10 Oct - 15:32

échelle mobile
D'une façon générale, on entend par échelle mobile une disposition prise dans un contrat ou dans un règlement pour éviter les conséquences de la dépréciation de la monnaie par suite de la hausse des prix.

Plus précisément, l'échelle mobile des salaires est un mécanisme qui garantit à l'ensemble des salaires une évolution parallèle à celle des prix afin de préserver le pouvoir d'achat des salariés. On peut alors prévoir différentes clauses :

ajustement automatique des salaires à chaque variation de l'indice des prix.

ajustement des salaires dès que l'indice choisi dépasse un certain seuil, avec ou sans rattrapage du retard.

ajustement des salaires à périodes fixes en fonction des variations enregistrées par l'indice de référence.

enfin, cet ajustement peut être strictement proportionnel ou obéir à une progression différente.

Institué en France en juillet 1952, le principe de l'échelle mobile des salaires a été vivement critiqué. On lui a reproché d'avoir été en fait facteur d'inflation en alimentant un mécanisme de spirale entre les salaires et les prix ; de n'avoir pas contribué à réduire les hiérarchies des salaires ; d'avoir défavorisé certaines catégories sociales non salariées, et enfin d'avoir poussé les gouvernements à maintenir artificiellement la stabilité des prix pour empêcher le mécanisme de jouer (blocage des prix, importations à bas prix, modifications de l'indice...). Interdit par une ordonnance de décembre 1958, ainsi que toute indexation (variation automatique et proportionnelle) sur le niveau général des prix, le mécanisme n'a pas entièrement disparu : il a été maintenu pour le salaire minimum interprofessionnel de croissance et, d'autre part, le développement de la concertation, notamment dans le cadre des contrats de progrès du secteur nationalisé ou dans les conventions salariales du secteur privé, a conduit à réintroduire des pratiques voisines pour garantir la croissance du pouvoir d'achat.


Jean-Paul HUET

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